Manosque


Manosque


 
Manosque (Alpes de Haute Provence, 04) intra muros’ a une forme de poire coupée en quatre quartiers qui se croisent au centre sur la place de l’hôtel de ville. Le Mont d’Or avec le reste de tour à son sommet, que l’on voit à droite lorsque l’on se trouve à l’entrée de la porte de la Saunerie avant de pénétrer dans la vieille ville qui est le symbole de Manosque  comme la tour Eiffel pour Paris, Notre — Dame de la Garde pour Marseille, la tour de Pise ou le Parthénon. Nous n’avons pas peur des comparaisons.

Un peu d’histoire

En 860 le comte de Bozon érigea un fortin sur le Mont d’or. Pour autant Manosque ne résista pas aux sarrasins vers l’an 900. Guillaume-le-libérateur bouta les sarrasins hors de Provence en 974. Il transforme la place forte du Mont d’or en château où il venait l’hiver. Il y avait alors deux églises là-haut et des maisons. Les habitants vivaient à l’époque sur les cinq collinettes alentours.

Quand les temps devinrent plus paisibles, les habitants commencèrent à descendre dans la plaine où Manosque se développa.

En 1149, Guigues de Forcalquier légua ses droits sur la ville aux puissants moines Hospitaliers (aujourd’hui Chevaliers de Malte). Son frère, le conte régnant Bertrand de Forcalquier, contesta cette donation. Les deux fils de Bertrand construisirent alors en pleine ville, vers 1160, un château fort sur l’actuelle place du Terreau (où a lieu le  grand marché du samedi). Puis un des fils mourut en léguant sa part aux Hospitaliers. Furieux, le fils restant affranchi la ville.

Manosque devint ainsi une ville autonome. Les crénaux au dessus de la porte de la Saunerie l’attestent. Seules les villes franches avaient droit à ces derniers.

Le XIVe siècle fut dramatique: peste, brigands, famine.

En 1366, pour se protéger, Manosque renforce ses remparts qui correspondent  au tracé actuel du boulevard périphérique. Dix tours surveillent les abords.

On entrait dans la ville par les quatre portes: Saunerie ou porte du sel, Soubeyran ou porte supérieure, porte de Guilhempierre et la porte de l’Aubette qui recevait les premières lueurs de l’aube.

Le XVIe siècle souffrit des guerres de religion et surtout de la grande peste de 1581. Plus de 4.000 manosquins moururent, soit la moitié de la population.

Le XVIIe siècle commence mal: en août 1708 un tremblement de terre ravage Manosque. Heureusement les habitants travaillaient aux champs ou bien ont pu fuir à temps.

En 1709, le glacial « hiver des loups » fit en revanche des victimes.

Les révolutionnaires firent raser le château des Hospitaliers en même temps que ce qui restait du château comtal sur la colline.

En 1950 Manosque comptait 5.000 habitants: notables, négociants et surtout des « paysants de ville » qui ont du bien aux alentours.

A partir des années 60 il y aura un apport brutal de population avec la construction du canal EDF électricité de France), l’installation du centre d’études nucléaires de Cadarache (où se développe aujourd’hui le projet ITER. Aujourd’hui Manosque a 25.000 habitants. C’est une ville dynamique avec ses nouveaux quartiers comme Forum.